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1/ La situation politique de GE
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Sylvie RIVIERE-TOMASI
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Membre du Bureau National
Trésoriére Adjointe
Membre du Conseil Exécutif et National
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Conseilliére municipale de Tournefeuille
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06.78.60.81.79
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Ministre de
l'Environnement 1988 à 1992
Conseillère
Communautaire CUMPM
Conseiller municipal (Bois Plage en Ré)Le sursaut républicain a bien eu lieu.
Avec 52,38% des voix, la liste républicaine emmenée par Daniel Duquenne, a remporté l'élection municipale partielle à Hénin-Beaumont.
Tous les acteurs des formations
politiques (ou presque), toutes tendances confondues, avaient pris position dans cette élection locale qui avait une symbolique forte sur le plan national.
C’est bien évidemment un soulagement et une victoire des valeurs de la République.
La liste du Front national, conduite par la vice-présidente du parti Marine Le Pen, est arrivée en tête du premier tour de l'élection municipale d'Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, ce dimanche, avec 39,34% des voix.
Le parti d’extrême droite, qui a fait des scandales à répétition son principal argument de campagne, a incontestablement profité de la gestion défaillante du maire sortant socialiste qui a été épinglé pour de nombreuses irrégularités et finalement écroué pour une affaire de fausses factures.
Génération Ecologie Normandie rappelle
son attachement aux valeurs républicaines et humanistes, qui figurent parmi les principes fondateurs de la charte de Génération Ecologie.
Génération Ecologie Haute-Garonne rejoint l'appel lancé par Génération Ecologie Val d'Oise et appelle les électeurs d’Hénin-Beaumont à un sursaut républicain lors du 2nd tour qui se tiendra dimanche prochain afin de faire barrage au Front National.
Discours du 28 juin 2009 à Dieppe(76)
Le 12 mai 1979, autour de cette place, 1500 personnes se réunissaient pour clamer leur refus des 2 réacteurs de
Penly.
Aujourd’hui, 30 ans plus tard, les mêmes causes produisent les mêmes effets : nous clamons notre refus d’un septième réacteur nucléaire sur le littoral Haut Normand !
Même si nous avons la chance d’être plus nombreux ( ?), le gouvernement de ce pays et certains élus locaux, soi-disant proches de vous, sont toujours aussi sourds à nos clameurs et aveugles face aux réalités.
Il y a 30 ans, les groupes anti-nucléaires de l’époque, face aux éternels arguments pro nucléaires, dénonçaient déjà les conséquences sur l’environnement, la santé, les transports de produits radioactifs, le peu de création d’emplois, la dépendance énergétique.
L’enquête publique se conclura par la mise en service de 2 réacteurs de 1300 Mw en 1990 et 1992.
Déjà le déni de démocratie.
Aujourd’hui, il semble que rien n’a changé, si ce n’est que le futur réacteur EPR sera plus puissant, son combustible, plus toxique, et pire encore, que la fusion de son cœur radioactif en cas d’accident majeur est même prévue ; comme si une catastrophe pouvait être prévue.
Entre temps, après ses multiples pêchés militaires, bombes atomiques, armes à l’uranium appauvri, le nucléaire civil a lui aussi perdu toute son innocence : Three Mile Island aux Etats-Unis, mars 1979, Tchernobyl, en Ukraine, avril 1986, et toute la kyrielle d’incidents, accidents, mensonges, pirouettes médiatiques que les nucléocrates manient de moins en moins bien.
Quelques soient les continents, les gouvernements, les technologies, le nucléaire, tant civil que militaire, dérape, dysfonctionne et tue !
Dans les centrales, les sous traitants, nomades du nucléaire, épongent les fuites. Rien ne va plus au royaume des électrons à tel point qu’après la belle image immaculée de la technologie toute puissante et hyper fiable des années soixante, l’ASN, l’autorité de sûreté nucléaire, en est réduite à tâter le terrain, avec des conférences intitulées comme celle de Caen, le 11 juin dernier ou pas un seul journaliste n’était présent : « La gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire » ou l’on nous explique que tout est modélisable, chiffrable, gérable et qu’avec un peu de bonne volonté, tant des élus locaux que des populations, on sortira vivant d’un accident nucléaire.
Quelle aberration ! Toutes ces années pour en arriver là et surtout vouloir continuer obstinément !
Voilà où nous en sommes, 30 ans après :
Le constat d’un échec technologique en devenir, entre la spoliation des pays détenteurs des ressources finies d’uranium, les aléas de fonctionnement réguliers des 58 réacteurs français et la gestion calamiteuse des déchets, doublée de la grande inconnue du démantèlement des réacteurs en fin de vie.
30 ans que les visionnaires tirent la sonnette d’alarme et 30 ans que les différents gouvernements regardent ailleurs et n’écoutent pas.
30 ans de reculades et de couleuvres avalées dont le plus beau spécimen date du surlendemain des toutes récentes élections européennes, avec les déclarations de notre cher président, beaucoup trop cher, président !
Mais peu importe ses propos...
Après 30 ans de luttes, d’information, de réunions, de mobilisation, nous sommes de nouveau là, aujourd’hui, pour dire que ces grosses ficelles, nous n’en voulons plus, nous n’en pouvons plus.
Il n’y aura pas de troisième tour.
Nous ne nous retrouverons pas ici dans 30 ans.
Cette pelouse, cette plage sont déjà contaminées au tritium, élément radioactif mis en évidence par l’ACRO, association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest, dont il faut ici saluer le travail de fond.
Alors dans 30 ans, voire même avant, il est possible que cette magnifique station balnéaire, Dieppe, plus que centenaire avec ses trains de plaisir au départ de Paris au début du 20ieme siècle, soit devenue une zone interdite, laissée à l’abandon car trop compliquée, trop coûteuse à décontaminer.
Il y a 30 ans, on ne savait pas et on pouvait encore y croire, s’imaginer qu’avec le nucléaire on passerait au travers des crises, tant celle du pétrole, que celle de l’emploi.
Mais il n’en est rien : la France championne du monde du nucléaire civil, plonge dans la crise et les travailleurs pauvres n’en finissent pas d’apparaître au grand jour.
Ouvrez les yeux Monsieur Alfred Trassy-Paillogue, quand vous nous dites sur France-bleu, au lendemain de l’attribution du réacteur EPR à Penly, que « le nucléaire est une énergie propre, très propre... »,
Madame Sandrine Hurel, quand vous déclarez en direct sur France 3, que vous faites confiance à EDF pour « éliminer cette difficulté de l’évacuation des déchets radioactifs ».
Monsieur Sébastien Jumel, maire d’une ville, je le cite, « percutée par la crise économique et sociale ».
Si 2 réacteurs et les investissements qui vont avec, n’ont servis à rien depuis 30 ans, en quoi un troisième réacteur servirait-il à quelque chose ?
Vous faites un tort considérable aux hommes et aux femmes politiques.
Vous niez plus de 30 ans de calamités nucléaires.
Vous signez un chèque en blanc sur le compte des populations locale et régionale, voire nationale ou plus encore et les générations à venir qui paieront au centuple, votre absence de
clairvoyance dans le domaine énergétique en imposant par la force le tout nucléaire.
Vous niez une réalité.
La réalité que les énergies renouvelables et la sobriété énergétique créent bien plus d’emploi et d’énergie que le secteur nucléaire.
L’étude des 7 vents du Cotentin, reprend les 3 milliards initiaux du projet EPR et fait beaucoup mieux en terme énergétique et d’emploi.
A Gussing, en Autriche, une ville moribonde dans les années 80, qui a fait le choix de s’orienter vers les énergies renouvelables.
Depuis, elle a conservé ses emplois, elle en a créée, elle est autonome grâce aux énergies renouvelables et exporte même son surplus de production énergétique.
L’écotourisme dynamise l’économie locale et elle essaime ses principes à l’étranger.
A Rocbaron, dans le Var, la municipalité a pour objectif d’être, elle aussi, autonome, grâce aux énergies renouvelables.
A Salvagnac près de Toulouse, à Jühnde, en Allemagne et son village bioénergie, sont des exemples concrets que le renouvelable « marche », crée de l’emploi durable, propre, citoyen, soucieux de l’environnement, humaniste.
Nous ne voulons pas vous laisser gâcher ce nouveau siècle avec votre cupidité, vos peurs, vos recettes éculées.
Vous manquez d’envergure, de projet, d’ambition pour votre ville, pour votre région, pour votre pays, pour l’Europe, pour vous et vos enfants, pour nous, pour Notre Terre.
Nous n’attendons plus rien de vous en matière énergétique et d’emploi.
Cela fait 30 ans que vous nous mentez, que vous vous moquez de nous. Cela suffit.
La génération d’aujourd’hui doit prendre la décision d’arrêter cette course effrénée qui nous mène droit dans le mur. Il faut rapidement montrer l’exemple à tous ces pays qui n’aspirent qu’à commettre les mêmes bêtises que nous.
Prenons notre destin en main, dès maintenant et sachons leur montrer l’exemple tant qu’on le peut.
Après l’échec technique et les 3 ans de retard du premier réacteur EPR en Finlande, le deuxième EPR à Flamanville qui prend le même chemin, ce troisième réacteur EPR ne fait que confirmer et précipiter la catastrophe, tant sociale, environnementale que financière.
Soyons originaux, visons l’avenir de notre Terre, relevons le défi de ne pas être idiot ni cupide.
Célébrons l’intelligence et ce qui nous fait Humain.
L’apparition de la vie et son évolution restent un long mystère.
Par respect pour cette magie, rare, voire unique dans l’univers, nous ne pouvons hypothéquer l’avenir avec une technologie grossière, dispendieuse, basée sur les profits et la peur.
Nous en appelons à votre humanité, aux fondements de l’intelligence.
Avec l’aide d’autres collectifs locaux et régionaux de citoyennes et citoyens responsables, le collectif stop-EPR, ni à Penly, ni ailleurs, démarchera et informera les populations de l’inutilité et des dangers de ce 7ieme réacteur haut normand.
Le futur est devant nous.
Sachons nous en saisir et l’offrir à nos enfants.
Préservons la vie, préservons l’avenir.
Merci de votre attention.
Communiqué de presse
Depuis le 28 mars 2009, un collectif ouvert, constitué de militants, d’associations et de partis politiques, a émergé face à l’annonce de monsieur Sarkozy de construire un troisième EPR à Penly près de Dieppe (76).
Ce collectif « STOP-EPR, ni à Penly, ni ailleurs » a pour objectif de :
· lutter contre la construction du réacteur EPR à la centrale de Penly,
· informer le public sur les dangers du nucléaire,
· mener des actions pacifiques médiatiques,
· mettre en évidence le fort potentiel des énergies renouvelables tant pour l’emploi que pour générer de l’énergie.
Sans présager du résultat de cette action, le collectif se veut pérenne et organise un rassemblement à Dieppe le 28 juin, qui constitue sa première action grand public.
L’EPR (réacteur à eau pressurisée européen) constitue la troisième génération de réacteur nucléaire. Il présente deux nouveautés :
1. Un système de récupération de combustible en cas de fusion du cœur lors d’un incident majeur,
2. L’utilisation d’un combustible comprenant 30 % de plutonium traité (Mox, métal oxyde).
Ces deux éléments font que ce réacteur sera plus polluant, tant dans son fonctionnement que dans son démantèlement et qu’il intègre, dès son origine, la possibilité d’une catastrophe, ce qui était complètement nié au début de l’industrie nucléaire dans les années soixante.
Cette construction a été décidée par le Président de la République sans concertation de la population, des parlements ou des collectivités locales. Elle génère un renforcement de la sécurité policière et favorise la prolifération nucléaire militaire.
C’est un déni de la démocratie et un mépris de la population.
Ceci est contraire à l’esprit de la loi de février 2002 qui prévoit la participation du public aux projets concernant l’environnement et impliquerait un referendum.
Ce coûteux projet ne répond en rien à la crise économique et environnementale de ce début de siècle. Il ne fait que reprendre et nous imposer des recettes, qui ont mené à plus de 50 ans de mensonges, incidents, accidents, dépenses, gaspillages, dénis de démocratie…
Rassemblement "anti EPR" à Dieppe dimanche 28 juin à partir de 11 heures avec manifestation dans les rues de la ville vers 14h30.
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